Source : dossier de presse conférence de présentation
du projet EIRL du 27 janvier 2010
L’affectation exclusive des biens, droits et sûretés
nécessaires à l’exercice de l’activité
n’a pas pour conséquence la constitution d’un
patrimoine autonome.
Avec l’EIRL, l’entrepreneur en nom propre pourra
enfin bénéficier du même régime fiscal
que l’associé unique d’une EURL. L’entrepreneur
individuel aura en effet le choix d’opter soit pour l’impôt
sur le revenu, soit pour l’impôt sur les sociétés.
Cette réforme facilitera donc la constitution de fonds
propres chez les entrepreneurs individuels, et mettra un terme
à une inéquité fiscale, qui réservait
l’impôt sur les sociétés aux sociétés
et en excluait les entrepreneurs en nom propre.
1. Le régime fiscal de l’EIRL
Par défaut, le régime des sociétés
de personnes (impôt sur le revenu) s’applique, mais
l’entrepreneur peut opter pour le régime fiscal des
sociétés de capitaux (impôt sur les sociétés).
Le régime fiscal de droit commun : l’Impôt
sur le revenu
Le bénéfice fiscal réalisé par l’EIRL
est naturellement imposable selon les règles applicables
à la catégorie des revenus correspondant à
la nature de l’activité exercée (commerciale,
libérale ou agricole).
Le régime fiscal optionnel : l’Impôt sur
les sociétés
Le bénéfice réalisé par l’EIRL
peut être taxé dans les mêmes conditions que
celui frappant l’EURL qui a opté pour l’IS,
à savoir 15% jusqu’ à 38.120 €, et 33,33%
au-delà.
Cette option novatrice se situe dans la logique du dispositif
visant à rapprocher le régime fiscal applicable
aux entrepreneurs, indifféremment des formes juridiques
qu’ils adoptent.
A noter : le dispositif EIRL ne crée pas un régime
fiscal ou social nouveau, dans la mesure où tout entrepreneur
individuel peut d’ores et déjà bénéficier
de l’option à l’impôt sur les sociétés,
en créant une EURL.
2. Cas particulier : EIRL soumis à un régime
micro
Les auto-entrepreneurs pourront adopter le régime de
l’EIRL s’ils le souhaitent, dans un cadre comptable
spécifique et simplifié.
Leur régime fiscal et social demeurera inchangé,
avec des prélèvements en pourcentage de chiffres
d’affaires.
La seule modification sera de nature civile, avec la protection
du patrimoine personnel en cas de défaillance.